Jeudi 30 octobre 2008
Par Motion C
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Mardi 28 octobre 2008
Au moment où nous écrivons ces lignes, le congrès socialiste bat son plein. Assemblées générales, débats de section, échange d’argumentaires, petites phrases fielleuses (peu), spéculations (beaucoup) : l’exercice est, pour certains, presque routinier. Ce qui l’est moins, à l’évidence, c’est le contexte ! Rarement un congrès socialiste aura coïncidé avec de tels bouleversements. Au point d’en paraître quasi dérisoire. Car nous assistons, en direct, à la fin d’un cycle. Les plus péremptoires diront, à la fin d’un monde. Le krach financier est aussi un krach idéologique et politique. Le modèle néo libéral, triomphant depuis la fin des années 80 en Europe et en Amérique, s’effondre avec la bourse. Même ses plus ardents promoteurs sont contraints d’en appeler à la « régulation ».

 

La majorité des commentateurs enhardis vont plus loin, pointant un système « fou » et « immoral ». Immoral : nous n’avons jamais aimé ce qualificatif qui laisse à penser que l’on pourrait réformer le système à coups de règles de bonne conduite ou de code déontologique. Mais il y a de quoi, en effet, être indigné. L’Etat « en faillite » demande aux Français de se serrer la ceinture ; en 48 heures, il déboutonne le pantalon pour venir au secours des banquiers. Les plans américains et européens sont susceptibles de mobiliser plusieurs milliards de dollars. Mais les dirigeants occidentaux refusent obstinément de débourser les 30 milliards d’euros pour résoudre… la faim dans le monde.

Il ne faut pas moquer les révoltés de la dernière heure : être de gauche, c’est d’abord être en colère. Que les rangs des enragés, dont nous sommes, grossissent devant le spectacle écœurant qui nous est aujourd’hui donné à voir, c’est plutôt bon signe. Aux militants politiques que nous sommes de démontrer que la mobilisation vaut mieux que la déploration. Que le capitalisme ne constitue en rien un horizon indépassable. Qu’un système fondé sur la seule recherche du profit à court terme, la rémunération maximale du capital aux dépens du salaire et le libre échange généralisé est non seulement injuste, mais aussi inefficace. Qu’il est urgent de changer.

C’est le paradoxe du moment. Le monde a besoin de la gauche. Et la gauche est aux abonnés absents. Comme la social démocratie européenne paraît dépassée, décalée, déphasée ! Comme tous ces modernes, thuriféraires de la « Troisième Voie », chantres de la modération, « nouveaux démocrates », paraissent vieux tout d’un coup ! Ceux qui rêvent à voix haute d’une synthèse féconde entre socialisme et libéralisme se font discrets, on les comprend. Ceux que nous avons appelé, il y a plusieurs années déjà, les « sociaux défaitistes », s’en tiennent à ce qu’ils savent faire : attendre.

En France, les plus plastiques d’entre eux durcissent le ton et changent de braquet, car ils ont compris qu’il se passait quelque chose. Ségolène Royal veut interdire les licenciements boursiers et François Hollande est à deux doigts de remettre en cause le pacte de stabilité budgétaire européen. En dépit de certaines réticences (voir le débat parlementaire sur le plan de sauvetage sarkozien), les esprits mûrissent. Hélas, les textes restent. Et la majorité des motions soumises au vote des militants le 6 novembre, écrites « avant la crise », brillent surtout par leur tiédeur et leur prudence. Du réformisme mou au moment où même la droite s’autoproclame radicale, cela fait désordre. D’où la proposition de Julien Dray : reporter le congrès pour pouvoir… réécrire les motions, à la lumière des changements récents ! L’appel du député de l’Essonne n’a pas été entendu. Et les militants devront se déterminer à partir de l’existant. Pour nous, il n’y a pas photo. La motion « pour un monde d’avance », emmenée par Benoît Hamon, mérite incontestablement leurs suffrages. Tout simplement parce qu’elle n’a pas attendu la crise…pour diagnostiquer la faillite du modèle libéral. Parce qu’elle plaide pour une gauche décomplexée, fière de ses valeurs, ferme sur les orientations, précise sur les propositions, claire sur la stratégie, elle est en phase avec le moment historique que nous vivons.

Emmanuel Maurel

Par Motion C
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Vendredi 24 octobre 2008


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Jeudi 23 octobre 2008

Vitamine C
envoyé par benoit-hamon
Par Motion C
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Mardi 21 octobre 2008
Bonjour mes chers camarades,
Je m'appelle Andréa KOTARAC, je ne suis qu'un jeune membre du PS74. Pourquoi ai-je signé la motion C?
D'une part, parce que la crise financière ces derniers temps le montre : le néo libéralisme agonise! Il n'a plus de sens. Et en même temps, la droite française ne parle que de libéraliser les services publics (La Poste entre autres).
Ils ne pensent qu'à privatiser, diviser, concurrencer! La carte scolaire? Il y a quelques temps nous avions la division entre l'école des garçons et celle des filles, aujourd'hui avec la droite, nous avons l'école des riches et celle des pauvres...mixité sociale? Mes camarades, nous avons encore du chemin...
En tant que socialiste, progressiste, réformateur, il serait important au contraire d'unir les citoyens autour de l'intérêt général, du bien être commun, des services publics, des valeurs de la République.
De même la politique étrangère menée par N. Sarkozy et B. Kouchner est honteuse. Elle est axée sur les conservatismes américains. D'une part la France reconnaît l'indépendance du Kosovo et d'autre part elle défend l'intégrité du territoire de la Géorgie. La France se contredit complètement pour faire le jeu des USA. Par exemple, pour le Kosovo, il abrite aujourd'hui la plus grande base américaine d'Europe...
Le gouvernement se permet aussi d'être arrogant. Lors de la visite de R. Dati, dans une des prisons françaises les plus sale et surchargée, avec un taux de suicide élevé (16000 détenus en trop, en France), notre ministre se permet de déclarer à l'un des détenus " oui, mais la prison ce n'est pas un hôtel ! ".
Par contre, en ce qui concerne les 14 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus riches, on se permet d'écraser les valeurs de répartition des richesses, administre-t-on la France comme un moulin? Enfin les propos de N. Sarkozy sur la laïcité "positive" sont déplacés. Cela supposerait une laïcité négative? On viole le passé socialiste, l'oeuvre de Jaurès, notre histoire!
En signant la motion C, je suis fier de défendre nos valeurs républicaines, laïques, sociales. Nous avons mes chers camarades, le "devoir de réussir", alors ensemble luttons !

Andréa KOTARAC
Membre de la section de Thonon
Par Motion C
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