Je soutiens la motion C car elle est celle qui remettra le parti sur les rails. Avec une véritable culture militante héritée des réflexions du NPS, la
motion C est aujourd’hui la seule à répondre aux grands problèmes sociétaux, socio-économiques et culturels. Mais ce n’est pas une « motion du hasard ». C’est bien au contraire, un
texte rédigé avec minutie, avec entrain et qui appelle à l’action. Nous visons la reconquête sur le plan des idées comme sur le plan du travail de terrain.
Etre d’une gauche décomplexée, c’est ne pas avoir peur de dire : « je suis socialiste, je l’assume pleinement et je me bats pour des idéaux de justice sociale ». La reconquête, c’est le mouvement, la pleine prise de possession des moyens de transformation radicale de notre société. La reconquête, c’est enfin affirmer haut et fort que bientôt c’est la droite qui devra s’adapter à notre langage et pas l’inverse. Et oui, c’est aussi une question de sémantique et de symboles forts la politique !
Guillaume MATHELIER
Militant à la section d'Annemasse Agglo
Maire d'Ambilly
Je
soutiens la motion C et vous appelle à la soutenir et voter pour "Un monde d'avance".Le débat du Congrès se situe à ce moment dangereux où la crise financière internationale devient une crise économique globale. Partout on le proclame, il faut trouver des réponses immédiates et de long terme. De ce point de vue, notre motion fait des propositions fortes qui sont aujourd’hui en plein dans l’actualité : pôle public bancaire pour l’investissement, suspension du Pacte de stabilité, baisse des taux de la BCE…Toute chose qui demande d’ailleurs l’abandon définitif du Traité de Lisbonne.
C’est toujours pareil, ce qui était voué aux gémonies il y a peu redevient d’une furieuse actualité, partout l’inefficacité du libéralisme saute aux yeux, tous les commentateurs relevant l’ironie d’une gauche européenne se croyant modernisée en clamant sa conversion aux grands principes libéraux (malgré ses défaites électorales successives) au moment même ou ces principes volent en éclat, sous la pression même des actionnaires d’ailleurs.
Ainsi, on assiste encore parfois à des débats surprenants. Celui de la Mutualité lors de notre AG fédérale par exemple, mise à part l’excellente intervention de Benoît Hamon (saluée par toute la presse ), l’ensemble des autres motions a semblé « hors sol », débattant d’un monde qui n’existe pas ou recroquevillées sur des débats totalement internes au PS, sans doute importants mais sans aucun rapport avec la situation internationale et nationale que nous vivons. On ne peut répondre face à la crise seulement « heureusement que l’on a l’Euro » ou insister prioritairement sur l’urgence de la démocratie participative…
Pire, dans certaines sections, les seuls arguments sont de l’ordre de la caricature : « vous êtes pour une économie soviétique », « cubaine » etc…Au-delà du désarroi que cela démontre, ce genre d’appréciation montre les progrès de la dépolitisation et de l’inculture politique au sein même du PS. La réalité c’est que certaines sensibilités de notre Parti aurait condamné Roosevelt pour gauchisme dans les années Trente, tout comme le faisait l’aile droite du Parti Démocrate américain de l’époque d’ailleurs. Mais cela se comprend car pour certains de nos camarades nous n’assistons qu’à une crise passagère, due à la défaillance « morale » des spéculateurs. Ceci nous distingue pour deux raisons : nous croyons que c’est le système économique actuel qui est touché par cette crise et nous pensons que l’on ne peut pas seulement « réparer » pour que cela recommence comme avant, il faut refonder ; enfin, nous n’avons jamais cru que les « spéculateurs » avaient une morale !
Pourtant, les enjeux sont graves. L’erreur serait de croire que la défaite pratique de l’ultra-libéralisme aujourd’hui nous amène automatiquement à des perspectives de progrès. L’histoire nous apprend malheureusement qu’il en est rarement ainsi. Les tentations autoritaires sont déjà là, il nous faut donc construire un projet à long terme, non pas de simple sauvetage du système économique actuel mais bien de sa profonde réforme dans le sens d’une maîtrise démocratique, sociale et écologique de notre développement. Ce projet, c’est le socialisme démocratique, la motion C en est la matrice.
J’ai choisi de soutenir la motion C, celle de Benoît Hamon car je crois que c'est la motion qui redonnera le plus de crédibilité au parti. Nous voyons bien que la motion C n'a pas eu besoin
d'être modifiée malgré la crise actuelle ce qui prouve qu’elle est une motion qui a été écrite pour nous proposer des solutions réelles pour le parti, mais aussi pour notre pays . Je vous
encourage donc, vous aussi à prendre « Un monde d'avance» en apportant votre soutien et votre voix, le 6 novembre prochain, à la motion C.