Lundi 13 octobre 2008
Par Motion C
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Vendredi 10 octobre 2008
Mardi 7 octobre, Benoît Hamon a présenté l’équipe des 15 porte-parole intitulée "le XV de la Rose".


- Charlotte BRUN :

31 ans, A été présidente du MJS de 2001 à 2003. Elle est adjointe au maire d’Ecouen et conseillère régionale d’Ile de France. Elle est membre du Conseil National du PS

- Naima CHARAI

35 ans, Conseillére Régionale d’Aquitaine, déléguée à la politique de la ville. Députée suppléante de Noel Mamére et déléguée nationale du PS à l’égalité des chances

- Olivier DUSSOPT

30 ans, Olivier est le benjamin de l’Assemblée Nationale depuis juin 2007 lorsqu’il a été élu député de l’Ardèche. Premier député socialiste de sa circonscription, il est aussi maire d’Annonay

- Léa FILOCHE

30 ans, Depuis 2005 élue au Conseil Fédéral de Paris et depuis 2008 élue conseillère de Paris, déléguée dans le 19ème aux droits de l’Homme, à la citoyenneté, et à la lutte contre les discriminations.

- Marc GRICOURT

47 ans,est conseiller fédéral de Loir et Cher depuis 2006. Suppléant aux législatives de 2002, il est élu conseiller général sur le canton de Blois 4 en 2004. En mars 2008, il devient Maire de Blois.

- Jerôme GUEDJ

36 ans, Inspecteur des affaires sociales Conseiller général de l’Essonne, président du groupe socialiste du conseil général 2eme vice-président chargé des solidarités, délégué national du PS

- Razzy HAMMADI

29 ans, consultant dans le domaine de l’habitat et du logement social. A été Président du MJS de 2005 à 2007 et s’est illustré notamment à travers la mobilisation contre le CPE. Il est Membre du secrétariat national du PS.

- Liêm HOANG-NGOC

43 ans, Maître de conférence à l’université de Paris 1 Panthéon- Sorbonne, chercheur au centre d’économie de la Sorbonne, membre du conseil national du PS et délégué national à l’économie

- Régis JUANICO

36 ans, a été Président du MJS de 1995 à 1997, élu pour la première fois Conseiller Général de la Loire en mars 2004 sur le canton Nord-Est 1 de la ville de Saint-Etienne, élu député de la Loire le 17 juin 2007 dans la 1ère circonscription.

- Bruno JULLIARD

27 ans, Il fut président de l’UNEF de 2005 à 2008. Il est membre du conseil de Paris et adjoint au maire de Paris, chargé de la jeunesse, élu sur la liste du PS dans le XIII arrondissement depuis mars 2008.

- Pierre LARROUTUROU

43 ans, Ingénieur agronome . Il a été pendant 11 ans consultant en organisation chez Arthur Andersen (devenu Accenture). Depuis deux ans, il est délégué national Europe du PS

- Claire LE FLECHER

34 ans, Cadre au Ministére de l’économie, adjointe au maire de Soissons, Vice-Présidente de la communauté d’agglomération du Soissonnais, membre du CN du PS, a été candidate aux législatives en 2007.

- Pascale LE NEOUANNIC

43 ans, Conseillère régionale, présidente de la commission de l’offre de transport et du PDU du STIF et secrétaire nationale aux transports du parti socialiste

- Marianne LOUIS

36 ans, conseillère technique en développement urbain. Depuis 2003 elle est la première secrétaire fédérale de la fédération de l’Essonne. Conseillère régionale d’Ile de France et adjointe au maire d’Evry.

- Emmanuel MAUREL

35 ans, Conseiller régional d’Ile de France, Conseiller municipal de Persan, délégué national aux études

- Salomé MEIERS

41 ans, Conseillére d’arrondissement dans le X eme arrondissement de Paris depuis 2008 chargée du developpement économique, de l’emploi et du tourisme. Directrice générale du cabinet de conseil Bernard Krief Consulting depuis 2005

Par Motion C
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Mardi 7 octobre 2008

Au Parti socialiste, c’est la course à l’échalote régulatrice. Chaque écurie tente de surfer au mieux sur «cette crise financière qui surplombe tout. Et va tirer le Congrès de Reims vers la gauche», explique Benoît Hamon. Avec ses acolytes de la gauche du PS, le député européen espère en tout cas bénéficier du contexte : «Les archaïques régulateurs sont devenus les modernes», s’amuse-t-il. Un de ses amis élu parisien raille, lui, Bertrand Delanoë, qui fait la course en tête, mais pourrait se voir freiné «par son positionnement libéral du printemps, aujourd’hui totalement ubuesque». «La crise crée une exigence de sérieux», réplique de son côté un proche du maire de Paris qui, sur RTL hier soir, en a profité pour dénoncer un président de la République qui «marche à la godille», «s’y est pris tard» et «s’y est pris mal».

Chez les aubristes, on rappelle que «Martine a été ministre des Affaires sociales. Elle incarne le réformisme et le volontarisme de l’Etat. Son parcours est le plus adapté à la situation». Et si Ségolène Royal a donné samedi dernier, avec son show organisé au Zénith, le sentiment d’être un peu décalée, elle s’est rattrapée depuis en déclarant vouloir «changer le système». «Je l’ai même entendue se prononcer pour l’interdiction des licenciements», hallucine l’entourage d’un de ses adversaires.

«C’est à gauche toute. La surenchère dans la description du chaos. Mais dès qu’on passe aux solutions, les trois motions des présidentiables en sont encore à penser que cette crise est un accident, critique Benoît Hamon. C’est la génération techno, ils ont une équation économique à résoudre alors que tout s’écroule.»

M.E.

Libération du 6 octobre2008
Par Motion C
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Lundi 6 octobre 2008

C’est grave, docteur ? Oui, répondent les socialistes réunis à Soustons samedi, pour la Fête de la rose. À la tribune du meeting ce jour-là : le secrétaire fédéral Renaud Lagrave, suivi d’Henri Emmanuelli le grand patron et de Benoît Hamon, le député européen et poulain de cette aile gauche du parti, porteur de la motion « Un monde d’avance, reconstruire l’espoir à gauche » au congrès de Reims le mois prochain (où les militants doivent déterminer le projet politique du PS et élire un nouveau chef). Les orateurs ont établi samedi un double diagnostic : celui d’un système économique et pas très social en crise. Celui d’un PS dont la guerre de succession relègue les idées au second plan.

La France vit-elle une récession ? « Bien sûr que nous y sommes », martèle Henri Emmanuelli. « On est dans la bassine, dans le chaudron. » Pour ceux qui rougiraient encore devant le gros mot, le député fait appel à la rigueur de la science : « Le PIB du pays a connu deux trimestres de baisse successifs. C’est la définition de la récession par l’OCDE. » Voilà qu’en plus, le secteur bancaire américain déprime et la neurasthénie gagne le monde. Benoît Hamon fustige des « marchés financiers qui ont fini par ponctionner l’économie réelle (celle qui produit de l’emploi et de la richesse, NDLR) au lieu de la financer ».


Pour les socialistes de sa fibre, l’histoire arrive à un virage. Celui de la chute d’un système économique de l’impalpable, gangrené par la spéculation, le dumping fiscal. Selon Hamon et les siens, l’ère du capitalisme béat s’achève. Les libéraux, voire même les néolibéraux aujourd’hui, constatent la faillite de l’idée du marché régulateur naturel des rapports économiques et sociaux.

 

Socialisme vraiment de gauche.

« Un monde s’éteint », prophétise le candidat à la tête du PS. « Nous sommes dans l’interstice. » Soit le moment de reconstruire sur les cendres. Reste à savoir quoi et par qui. Benoît Hamon et ses « camarades » en ont une petite idée. Quoi ? Ces gouvernements libéraux (aux États-Unis, comme en France dans une autre mesure) qui reviennent à plus d’État, pour panser les dégâts de la crise actuelle, indiquent malgré eux la voie : « On constate que ces gouvernements de droite adoptent des réponses de gauche. »

Par qui ? Le Parti socialiste pardi. Sauf qu’avant cela, il y a le congrès de Reims et un sacré gros chantier. Renaud Lagrave parle de « cacophonie » en son sein. Henri Emmanuelli pointe les vilains médias qui font rien qu’à s’intéresser aux querelles de palais, mais reconnaît « qu’au bout du bout, la faute nous incombe ». De railler une certaine tiédeur des socialistes « bien-pensants » qui se disent de gauche, mais pas trop fort pour ne pas effrayer le bourgeois. « Il faut appeler un chat un chat ! » Et aussi retrouver « cohérence et homogénéité ».

Hamon ne dit pas autre chose quand il désigne les socialistes ralliés aux idées de Nicolas Sarkozy. Quand il pointe « le sentiment d’indifférence du PS » face aux problèmes des Français. Lui se présente comme l’aspirant du renouvellement hors des cercles traditionnels du pouvoir socialiste, du pouvoir en général (ENA notamment). Le candidat contre le compromis centriste. Bref, d’un socialisme vraiment de gauche.

Auteur : Pierre Penin

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Samedi 4 octobre 2008
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