Source : AFP 18/11/2008 | Mise à jour : 15:12 | .
Ségolène Royal a estimé aujourd'hui qu'il y avait eu "beaucoup d'injustice" contre Georges Frêche, exclu du
PS mais toujours très influent dans la fédération de l'Hérault qui a voté massivement pour la motion de l'ex-candidate à la présidentielle au congrès de Reims. Soupçonnant une volonté
d'"instrumentaliser" sa réponse, Mme Royal a toutefois refusé de se prononcer sur une éventuelle réintégration du président de la région Languedoc-Roussillon, exclu du parti en 2007 après des
propos controversés sur les harkis. Malgré son exclusion, M. Frêche est considéré comme l'homme fort de la fédération de l'Hérault. "Il y a eu beaucoup d'injustice à l'égard des déclarations de
Georges Frêche", a estimé Mme Royal, en soulignant que ce dernier avait été relaxé par "une décision de justice". "C'est un élu important, c'est un maire qui a transformé la ville de Montpellier,
c'est un homme cultivé, c'est un homme intelligent", a-t-elle ajouté. Certes, il a fait "beaucoup de maladresses mais s'il fallait exclure du Parti socialiste tous ceux qui ont fait des
maladresses et qui ont dit des choses, notamment sur la candidate à l'élection présidentielle, bien plus répréhensibles (...), eh bien il y aurait beaucoup d'exclusions à prononcer", a poursuivi
Mme Royal. Or "ma volonté ce n'est pas d'exclure, c'est de rassembler", a-t-elle dit.
Par Motion C
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